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Jeunes Chercheurs,
un enjeu stratégique pour la France

Programme

La conférence «Jeunes Chercheurs, un enjeu stratégique pour la France», qui aura lieu le 16 février 2007 dans les locaux du pôle «Application et Promotion de l'Innovation» sur le campus technologique d'Illkirch (Strasbourg), a pour objectif de réunir les acteurs de la vie académique, économique et politique pour échanger sur l'avenir de la dynamique de recherche et d'innovation que les jeunes chercheurs pourraient davantage apporter à la France.

Journée

Chaque table ronde consistera en une présentation en 10 minutes de la problématique par l'un de nos partenaires, 4 interventions de 15 minutes, suivies d'un débat présidé par la présidente de la CJC et son vice-président. Le programme détaillé de ces tables rondes peut être trouvé ci-dessous.

Vous pouvez télécharger le programme de la journée (au format PDF).

Table Ronde du matin

France et Europe: quel emploi pour les docteurs ? secteur privé, fonctions publiques

introduction: Danièle Blondel, administratrice ANDèS (Académie des technologies)

présidée par: Pierre Mayance, vice-président de la CJC en charge de l'emploi des docteurs (ANCMSP)

du point de vue :

De 11h00 à 12h45: 4 interventions de 15 minutes puis débat.


Un quart seulement des docteurs récemment gradés sont amenés à intégrer l'enseignement supérieur et la recherche publique. Malheureusement, les derniers chiffres du Céreq montrent que le milieu académique maintient l'illusion du Graal d'un poste chez les doctorants, et en parallèle les emplois hors recherche dans le secteur privé se sont restreints.

Pourtant le doctorat est un cadre privilégié pour renouer des contacts entre deux systèmes séparés par un fossé obsolète, si l'on en juge par les évolutions sociales, et qui ont besoin l'un de l'autre pour assurer leur développement. Or les jeunes chercheurs sont l'interface idéale. Il convient donc de s'interroger sur le rôle stratégique du doctorat dans l'émergence de la Société de la connaissance et le développement de l'économie de demain.

La loi française et les directives européennes soulignent que le doctorat est une «expérience professionnelle de recherche». Néanmoins, comment les jeunes chercheurs peuvent-ils jouer leur rôle moteur sans les salaires et couvertures sociales reconnues à toute autre profession ? Si le milieu académique ne démontre pas l'amélioration continue de ses pratiques ? Si le doctorat et les compétences qu'il requiert ne sont tout simplement pas connus par un grand nombre de dirigeants de PME, contrairement à la situation internationale? S'il n'est même pas inscrit dans les conventions collectives françaises ? Si même la haute fonction publique ne donne pas l'exemple en valorisant ce grade aux concours et en reconnaissant les années d'expérience professionnelle qu'il représente lors des reconstitutions de carrière ?


Vous pouvez télécharger le programme de la table-ronde (au format PDF).

Table Ronde de l'après-midi

Rôle des chercheurs non statutaires dans le milieu académique

introduction: Bertrand Monthubert, président de SLR

présidée par: Maiwenn Corrignan, présidente de la CJC (D2R2)

du point de vue de :

De 14h30 à 16h15: 4 interventions de 15 minutes puis débat.


Les chercheurs non statutaires jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des universités françaises en contribuant à leurs missions. Qu'ils soient doctorants, ATER, sur contrat post-doctoral, ou simplement «bénévoles», ils signent en première ou seconde position plus de la moitié des publications de la recherche française et assurent une part importante des enseignements.

Ces activités professionnelles n'y sont pourtant pas reconnues comme telles au sein même des établissements. Ceci nuit à l'image que s'en fait le monde extérieur, alors même que leur situation instable nécessiterait au contraire une valorisation sociale. Et pourtant les réformes récentes impliquent la démultiplication de ces emplois (création des nouveaux types de contrats post-doctoraux, emplois sur projets financés par l'ANR, voire les PRES et les pôles de compétitivité...).

Que recommande l'Europe pour ces personnels ? En quoi une réforme de la loi sur les universités va t-elle améliorer la situation de ces personnels ? Tout ceci incitera-t-il les établissements à miser sur leur propre avenir en investissant sur les écoles doctorales (levier de réalisation d'une politique de recherche locale, lien enseignement/recherche, accueil administratif des jeunes chercheurs étrangers, suivi des docteurs, image de marque à l'international, développement des interactions avec le reste du tissu socio-économique) ? Les projets de gouvernance des établissements représenteront-ils enfin les personnels non statutaires dans leurs conseils centraux ? Cela permettra-t-il une meilleure gestion des carrières au sein de l'université ? L'autonomie rendra-t-elle les établissements et organismes responsables des conditions de travail illégales dans leurs laboratoires ?


Vous pouvez télécharger le programme de la table-ronde (au format PDF).

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